The Puppeteer, l’artiste de la suspension

La suspension, ou l’art de flotter dans l’air avec des cordes est un savoir-faire et un art.
The Puppeteer fait partie de ces artistes qui conjuguent la suspension à l’aspect créatif pour nous faire voler à travers ses créations et ses photos.
Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir échanger avec lui.

Bonjour, tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Raymond, je viens des Pays-Bas et je suis né en 1976.
Les gens me décrivent comme un homme doux, peu compliqué et désarmant.
Une partie de moi est comme un gros ours en peluche, l’autre partie est un sadique avec un amour pour les marques (de corde).

Vous êtes un spécialiste du bondage et bien connu dans le monde de la suspension. Pouvez-vous nous expliquer comment vous êtes devenu ce passionné des cordes ?
Vous pouvez presque tout faire avec une corde. Il s’agit d’un outil polyvalent dans mon kit BDSM.
J’aime tout ce qui s’y trouve. La corde trouve son chemin, je ne suis là que pour la guider.
Pour moi, la corde est comme la peinture pour un peintre et le soumis la toile.

Belle comparaison qui met bien en avant le côté artistique des cordes. Mais à titre personnel, en tant qu’artiste, qu’aimez-vous avec les cordes ?
C’est surtout l’aspect créatif. Je peux manipuler le corps et la peau comme si j’étais un marionnettiste et créer quelque chose de visuel.

Où avez-vous appris vos compétences en bondage ?
J’étais autodidacte au début. Après avoir rencontré quelques complications, j’ai pris quelques leçons privées dans l’art du shibari.

Votre bondage est très visuel, original et créatif, toujours très recherché et très varié.
Comment en êtes-vous arrivé là ?
Souvent, ils surgissent dans ma tête. Un de mes amis est un danseur. C’est lui qui m’a inspiré à me plonger dans le monde du mouvement et de la danse.

C’est un sacré boulot ! Combien de temps faut-il pour faire du bondage/suspension sur quelqu’un ?
Une simple suspension peut se faire en cinq à dix minutes environ, une suspension plus complexe peut prendre jusqu’à 30 minutes pour se perfectionner.

Parfait ! Et selon vous, quels sont les critères d’un bondage réussi ?
Tout d’abord, le modèle et moi devrions avoir beaucoup de plaisir pendant le processus qui commence au premier contact. Deuxièmement, je devrais être en mesure d’obtenir de beaux résultats à partir de la séance photo.
Enfin, j’adore quand le mannequin sort avec de très belles marques de cordes 😀

Vous faites beaucoup de démonstrations  » live « . Où pouvons-nous nous attendre à vous voir ? dans un avenir proche ?
Je donne des démonstrations sur les grands événements aux Pays-Bas et en Belgique et en Belgique.
J’ai l’intention de me produire sur différents événements internationaux autour du globe. Je suis également l’hôte de plus petits événements à Amsterdam moi-même (Ready2Play), donc si vous êtes intéressé à le voir de près, vous êtes plus que bienvenu (site : www.ready2kink.com).

Vous êtes toujours très créatif, mais quel est votre prochain défi ?
J’aimerais obtenir plus d’abstraction dans mon art de la corde en manipulant l’humain.
Créer des formes différentes, moins naturelles…

Parlons aussi sécurité, car le bondage, s’il est mal fait, peut être dangereux ! Quelles sont les instructions indispensables à suivre pour toutes les personnes qui veulent essayer de faire du bondage ?
Le corps humain a beaucoup de nerfs qui peuvent se pincer à cause de la pression élevée.
Assurez-vous d’en être conscient.
Voici un site très utile : https://rvarope.com/lesson/circulation-and-nerves/

Ayez le contrôle de votre corde et de l’environnement. Et si ça ne me semble pas bien, recommencez à zéro. La communication est la clé. Continuez à vérifier si le modèle va bien.
Les picotements des mains et des pieds sont un signe de pincement des nerfs.
Arrêtez ce que vous faites et assurez-vous que la pression soit soulagée.

La pire chose à faire, c’est de faire une séance pendant que vous êtes ivre, fatigué ou drogué !

Pour finir, quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut découvrir le bondage, qu’il s’agisse d’un domi ou d’un soumis ?
Comme je l’ai déjà dit, la communication est la clé. Commencez lentement et prenez votre temps, en découvrant tout pas à pas. Il faut du temps et de la patience. Ne prenez pas les choses trop au sérieux. Amusez-vous ensemble pour une atmosphère plus détendue.
Trouver la bonne corde est très personnel. J’utilise une corde de chanvre de 5mm, huit mètres de long, ce qui correspond à 4 fois la taille du corps. A mon avis, la corde ne devrait pas être plus épaisse que 8mm. La corde torsadée a un meilleur attrait et une meilleure prise en main.
Pour un bon emplacement, il y a des endroits appelés « salons de corde ».
Vous trouverez la plupart sur Fetlife. Assurez-vous de rechercher ‘shibari/kimbaku’.

Merci pour votre interview pour monfetichisme.com et continuez à nous faire rêver avec vos créations
De rien 😉

Interview traduite de l’anglais